Les KPIs (Key Performance Indicators) ont pour objectif d’évaluer la performance des équipes ainsi que la qualité du produit, à travers les différents cycles de développement. Ils constituent de puissants leviers d’amélioration continue, particulièrement dans le cadre de projets en agile. Pour être efficace, la mise en œuvre de ces indicateurs doit éviter quelques écueils : ne pas les utiliser comme outil de contrôle des équipes et choisir seulement les plus cohérents avec votre projet informatique. Quels sont les indicateurs agiles les plus utiles ?

 

1) L’importance des KPIs pour les managers de projet IT

 

Les KPIs ou indicateurs clés de performance permettent aux managers IT d’évaluer l’efficacité des actions mises en œuvre et de faciliter la prise de décision. Ils vont aider le chef de projet informatique à assurer sa mission de facilitateur (problem solver) au sein de son équipe. 

Mais qu’est-ce-qu’un KPI ? Il s’agit d’un indicateur chiffré permettant de suivre l’efficacité d’une action à l’aune d’un objectif déterminé en amont. Ils permettent d’étudier les écarts pour ajuster les processus afin d’atteindre les objectifs fixés.  

La définition des indicateurs agiles doit se faire en amont du projet. Pour cela, le managers de projet IT se posera les questions essentielles : 

  • Pour qui ?
  • Pour quoi faire ?
  • Que mesurer ?
  • Comment mesurer ? 

2) Les principaux KPIs à suivre :

 

La réponse à ces questions amène à définir des indicateurs permettant de mesurer essentiellement trois composants principaux de l’agilité : 

  • La satisfaction client,
  • La satisfaction des équipes,
  • La capacité d’adaptation au changement et le suivi de la valeur business délivrée.  

En agilité, les indicateurs les plus utilisés sont les suivants : 

 

Satisfaction client

Il est recommandé de mesurer la satisfaction client à chaque sprint. Le Net Promoter Score (NPS) est l’indicateur le plus largement utilisé. Pour le mesurer, les clients sont classés en 3 catégories en fonction de leur note de satisfaction.

Note 9 à 10 = Ambassadeurs

Note 7 à 8 = Passifs

Note 0 à 6 = Détracteurs

On obtient le NPS par cette formule : % d’ambassadeurs - % de détracteurs.

 

Satisfaction des équipes 

L’objectif est de mesurer l’humeur des membres de l’équipe et leur satisfaction à travailler ensemble. Un mood board peut être instauré : chaque membre pose son avatar sur une colonne correspondant à sa satisfaction (de 0 à 5). Il peut être intéressant de le compléter par un tableau comme le Squad Health Check de Spotify mesurant l’évolution de l’environnement de travail (processus adapté, travail d’équipe satisfaisant). 

 

Capacité d’adaptation et suivi de la valeur business 

Business Value

Livrer de la valeur au plus tôt est l’intention forte du mouvement agile, toutefois, mesurer la valeur business délivrée est délicat. Il est conseillé de la mesurer sur des temps distincts plutôt qu’à chaque sprint et à un niveau macro (privilégiez le niveau feature au niveau user story).

Lead Time (ou temps de cycle)

Il s’agit de mesurer le temps écoulé entre l’émission du besoin sous forme de user story et la mise en production (release) de la fonctionnalité (ou feature) correspondante. La réduction du temps de cycle passe par l’amélioration du fonctionnement des équipes. 

La vélocité

A la fin d’un sprint, l’équipe additionne les points d’effort des user stories terminées. Ce total est appelé vélocité et il est utilisé pour valider ou revoir la planification du projet en prenant en compte les difficultés rencontrées dans la finalisation d’une story.  

 

3) En complément : d’autres indicateurs à ne pas négliger

 

Tous ces indicateurs ne sont pas à mettre en place, il s’agit de choisir les plus pertinents pour le projet agile. 

 

La prédictibilité – suivi du projet 

Ces indicateurs doivent permettre notamment de définir des dates de livraison, des dates de synchronisation entre les équipes, etc. 

  • Prédictibilité dans le sprint : cet indicateur permet d’appréhender la précision de l’estimation dans un sprint (nombre de points réalisés/nombre de points prévus) ;
  • Prédictibilité dans le temps :  visualisation de la même mesure, cette fois dans le temps ;
  • Burndown Chart : suivi de l’avancement du travail en interne des équipes de développement ;  
  • Burnup Chart :  analyse de l’avancement du travail réalisé par rapport à la globalité du projet prévu (vélocité dans le temps ou en nombre de stories) ;
  • Nombre de Stories livrées :  mesure le nombre total de Users Stories terminées dans un sprint donné.

 

Gestion des anomalies en production

  • Fiabilité : mesure du nombre d’anomalies découvertes en production après validation de la story à la fin du sprint. Cet indicateur aide à corriger les erreurs dans les workflows de test.
  • Qualité : mesure du temps passé par l’équipe sur de la correction d’anomalies découvertes à posteriori.  Cet indicateur se mesure en pourcentage du temps de correction d’anomalie / le temps de travail global.

 

Ces KPIS ne sont pas des standards, il ne s’agit pas non plus de cocher une liste ou de comparer vos résultats à ceux d’équipes évoluant sur des environnements différents. Pour être efficaces, ils doivent être décidés étape par étape avec l'accord et la coopération de l'équipe. Ces indicateurs ne sont pas mis en place pour ajouter du stress aux développeurs mais bien pour améliorer la communication et l’information. L’idéal est de partir d’un noyau utile de KPIs pour assurer en priorité la satisfaction client.

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