Dans notre interview, Michel Beteta, DevOps en banque au sien du groupe BPCE, nous parle de son expérience dans le secteur bancaire, des pièges à éviter pour réussir dans son métier, et livre tous ses conseils à ceux qui souhaitent suivre son chemin ! 

 

 

Quels sont les pièges à éviter lorsqu'on est DevOps en banque ?

 

Je pense que les pièges sont majoritairement les mêmes dans tous les secteurs. Le premier piège à éviter est celui du silotage entre les équipes au sein de l’entreprise. Cela amène un manque d’alignement des équipes vers un but commun et il est alors compliqué de partager une vision commune et globale du process.

 

Le deuxième piège lorsqu’on est DevOps est de vouloir se substituer aux autres et imaginer des besoins à leur place. Personne ne peut connaître les besoins de ses collègues sauf en travaillant avec eux sur ces points là. Enfin, un DevOps doit absolument éviter de se rendre “indispensable” aux équipes. En effet, le but d’un DevOps est de rendre les équipes autonomes afin qu’on ne le sollicite uniquement pour du support sur des sujets très techniques.

DevOps ban

Comment s'en prémunir et quels sont les indispensables pour réussir en tant que DevOps ?

 

La première chose à faire est de développer la culture de la collaboration. Au sein de BPCE on parle plutôt de « Coach DevOps » car notre travail consiste à accompagner les équipes, s’assurer des bonnes pratiques et automatiser leur process. L’amélioration continue des processus est également une mission importante des DevOps.

 

Il s’agit de déterminer où l’on peut gagner du temps (via l’automatisation par exemple) afin de raccourcir au maximum les délais de mise en production. Evidemment, cela doit toujours se faire dans le respect des standards de sécurité et de qualité du groupe. Pour cela, nous sommes  souvent amenés à travailler en étroite collaboration avec le Centre d'Expertise en Sécurité Métier.

 

Des conseils pour ceux qui aimeraient devenir DevOps ?

 

Les softs skills sont très importants lorsque l’on souhaite devenir DevOps. Il faut notamment disposer d’une bonne capacité d’adaptation, être curieux et à l’écoute et savoir accompagner et former. C’est aussi très important d’avoir la culture du service car les DevOps sont très souvent sollicités et notamment les veilles de mise en production.

 

Pour devenir DevOps, il faudrait dans l’idéal avoir une première expérience dans le développement ou dans la production mais le plus important est d’être multidisciplinaire et d’être capable de comprendre tous les métiers de ses collaborateurs sans forcément être expert dans chaque domaine. De la même manière, plus vous disposez d’un bagage technique conséquent, plus vous serez à l’aise dans votre travail.

 

Est-ce qu’il est parfois plus compliqué d’imposer des changements dans un secteur comme celui de la banque ?

 

On pourrait croire que oui mais ce n’est pas toujours le cas. Je ne peux pas me positionner pour toutes les banques mais BPCE, par exemple, est un groupe en pleine transformation au niveau de la Tech avec aujourd’hui des métiers autour de la technique qui sont beaucoup mieux valorisés qu’avant. 

 

J’ai d’ailleurs souvent des remontées de développeurs, à la fois externes et internes, qui me disent qu’ils n'imaginaient pas qu’un groupe bancaire comme BPCE soit allé aussi loin sur la technique.

 

DevOps rec

 

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